Songjeong Embankment Park
Titre du projet
Songjeong Embankment Park

Description
Vision urbaine pour Songjeong Embankment Park
Concours restreint pour l'exposition Seoul Superground

Lieu
Séoul (Corée du Sud)

Maître d’ouvrage
Seoul Metropolitan Government

Équipe de maîtrise d’œuvre
Architecte mandataire : Francis Soler
Architecte associé : IT’S
Paysagiste: Michel Desvigne paysagiste

Mission
ESQ

Chronologie
2018

Données de conception
0.6 km de long

Un territoire horizontal et panoramique
SEOUL SUPERGROUND avait été lancé par la ville pour compléter les hypothèses de renouvellements urbains qu’elle avait initiées et développées quelques années auparavant avec SEOUL UNDERGROUND. 
Les quartiers (au nombre de 18) qui étaient proposés aux architectes, montraient des configurations et des caractères différents. Et celui-ci présentait la particularité de n’être encombré par aucun amalgame de masses bâties qu’il aurait été difficile d’ignorer ou compliqué d’ingérer, sans dégâts, dans une nouvelle approche, beaucoup plus ouverte, de la ville. 
Ça ressemblait plutôt à une superposition horizontale de lignes distinctes assez rustiques, que seule la voie express venait perturber. 
Je m’interrogeai alors sur la pertinence d’un territoire horizontal reconstituant un plan-paysage qui aurait été fait à partir d’horizontales, posées les unes au-dessus des autres ou les unes à côté des autres. Elles auraient été cintrées puis séquencées, pour reconstruire, entre la voie rapide et le quartier de SEONGSU-DONG, une nouvelle topographie urbaine.
Les faiblesses du site 
L’autoroute, tracée entre le fleuve et la digue, coupait tout espoir, pour un individu, de rejoindre, de manière simple et sécurisée, les berges naturelles du fleuve qui étaient devenues inexploitables depuis la construction des voies routières. Le fleuve, lui-même, avait perdu, avec le temps, sa superbe naturelle. Il n’était plus qu’un espace endormi auquel la ville, à travers toutes ses vicissitudes, avait progressivement tourné le dos. 
Une longue platine, cintrée et sombre 
Nous nous trouvions donc face à une contrainte majeure du site, contraints d’imaginer comment franchir la voie express autrement qu’en la passant à niveau. Cette décision nous aurait obligés d’enterrer les voies sur toute la longueur du site choisi. L’idée d’une longue platine cintrée et sombre qui épouserait la dimension XXL du site m’est alors venue. 
La possibilité d’une île : l’île aux cordonniers 
L’idée de ramener l’eau du fleuve vers le quai de GWANGNARU-RO me paraissait plus fine et plus intéressante que celle qui consistait à aller chercher l’eau, très loin, vers le nord, après qu’on eût franchi une quantité d’obstacles insurmontables.  Offrant sa façade sud, en vis-à-vis d’un front bâti poreux qu’on souhaitait solide mais perméable à la lumière du sud et aux vues issues des îlots adjacents, « l’île aux cordonniers » regardait vers le sud à travers son plan d’eau et se retournait vers son histoire sociale : celle du quartier des cordonniers  SEONGSU-DONG. 
Une programmation avec laquelle tout devient possible 
On y accueillerait l’ensemble des éléments d’un programme extraordinairement varié, traitant de tous les thèmes qui font une ville, avec cette priorité spécifique que serait celle du maintien en place des activités et de l’hébergements des légendaires cordonniers de SEONGSU-DONG.
Le dispositif mis en place serait construit sur une trame unique. 
Une tour de 200 m de haut 
Un ouvrage vertical de 200m de haut, configuré esthétiquement comme la platine, prend donc place habilement entre le passage transversal de la ligne 2 du Subway et le JANGANGYO bridge.